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L'histoire

L’occupation humaine sur le territoire de Dissay est très ancienne. A partir de 1995, des archéologues de l'Université de Rennes, sous la direction de Jean-Pierre Pautreau, ont étudié la nécropole de la Jardelle. Elle se compose de 12 sépultures collectives. Au mois d'août 1996, ils firent une découverte exceptionnelle, en mettant à jour une sépulture double de très jeunes enfants datant du néolithique (environ 4300 ans avant notre ère).

La voie romaine

A l’époque gallo-romaine, des habitations se développent le long de la voie romaine qui relie Saintes à Tours en passant par Poitiers. Sur le territoire de Dissay, cet ancien axe existe encore sous la forme d’un chemin en ligne droite. La tradition disséenne le nomme toujours « la voie romaine ».

L’an 673

C’est de l’an 673 que date le premier écrit où Dissay est cité. Il s’agit de la charte de Saint-Bercaire (charta sancti Berchatii). Bien que cela ne soit qu’une hypothèse,
« in villa Diséio supra fluvium Crete » pourrait désigner Dissay puisque d’autres toponymes voisins y sont cités. Dans son «Dictionnaire topographique de la Vienne», Louis Rédet, premier archiviste de la Vienne, énonce comme probable cette hypothèse.

La châtellenie

La châtellenie de Dissay appartient, depuis au moins la première moitié du XIIIe siècle, aux évêques de Poitiers. Vers 1240, elle fait partie de la juridiction et du domaine temporel de Poitiers. Les seigneureries du Deffends et de Marit relèvent de la Tour de Maubergeon, tandis qu’une partie de la paroisse, sur la rive gauche du Clain, dépend de la châtellenie de Jaulnay. Le village, sur une des routes de Compostelle est décrit dans le « Liber de miraculis Sancti Jacobi » conservé aux Archives de la Cathédrale de Compostelle.

blason Amboise

Pierre d’Amboise

Le château, qui ne devait être alors qu’une bâtisse en bois au sommet d’une motte, va connaître sa transformation grâce à Hugues Combarel, évêque de Poitiers, qui obtint de Charles VII l’autorisation de « fortifier son hostel » le 11 janvier 1434 (v. s.). C’est son successeur, Pierre d’Amboise, qui fît reconstruire le château de 1484 à 1493, reproduisant l'entrée de celui de Chaumont, où il est né. L’église de Dissay a été également construite au XVe siècle par le même Pierre d’Amboise.

Paysans, artisans et marchands

La population de Dissay est composée au XVIIIe s. de 200 feux (familles). Les trois quarts sont des paysans : journaliers et laboureurs à parts égales. Les rôles de taille et procès-verbaux d’assemblées de paroisse font apparaître une population moins nombreuse que les paysans mais très présente dans la vie disséenne : les artisans et les marchands. En 1789, Dissay compte huit maçons, quatre sabotiers, un tonnelier, un cordonnier, cinq maréchaux, un meunier, un charpentier, un tailleur de pierre, un blanchisseur, deux sergiers et un menuisier. Les commerçants sont moins nombreux : trois boulangers et un marchand.

ancienne Grand'Rue

On dénombre 257 feux au recensement de 1790 (1003 habitants).
La population passe à 1192 habitants en 1836 et stagne durant le XIXe siècle, puisqu’elle est de 1129 habitants en 1901.
Le dernier recensement de 2007 a dénombré 2 912 disséennes et disséens. La commune s'étend sur 23,71 km2.

Une histoire à compléter ...

L’histoire de Dissay a été étudiée dans quelques ouvrages (voir ci-dessous).
Toutefois, une étude systématique et complète de l’histoire de Dissay reste à faire. Avis aux amateurs, des masses d’archives peuvent être consultées aux Archives départementales de la Vienne : archives de l’évêché (série G), archives des services de l’Etat exerçant la tutelle de l’état sur les communes (sous-série 2 O), archives des notaires, etc. Des sources importantes de l’histoire du département dont de la commune de Dissay sont également accessibles en ligne :
* registres paroissiaux et d’état civil
* listes nominatives des recensements de la population
* plans du cadastre napoléonien
Il suffit d’aller sur le site des Archives départementales de la Vienne.

Pour en savoir plus sur l’histoire de Dissay

  • L’évolution de la propriété foncière dans la commune de Dissay entre 1812 et 1912 Jean-Jacques Coulombeix. Octobre 1962 – Diplôme d’études supérieures
  • La commune de Dissay pendant la Révolution française Virginie Lebret. 1999 – mémoire de maîtrise
  • Dissay, histoire d’une commune François Grossin, Président du syndicat d’initiative de Dissay. 2001